La période des fêtes de fin d’année est traditionnellement associée aux réjouissances, aux rassemblements et aux célébrations sonores. Pourtant, derrière l’ambiance festive, une réalité plus sombre persiste pour de nombreux animaux domestiques. En Guadeloupe, malgré les arrêtés préfectoraux interdisant l’usage de pétards et de feux d’artifice, les explosions nocturnes restent fréquentes. Ces nuisances sonores constituent un véritable danger pour le bien-être animal, en particulier pour les chiens.
Contrairement aux humains, les animaux ne comprennent pas l’origine de ces détonations soudaines. Leur ouïe, beaucoup plus fine, amplifie l’intensité des bruits et transforme chaque explosion en source de menace immédiate. Résultat : un stress aigu, parfois durable, qui peut profondément perturber leur comportement. Les vétérinaires constatent chaque année une augmentation des consultations liées à l’anxiété sonore durant les fêtes.
Les chiens sont particulièrement vulnérables. Face aux explosions répétées, certains tremblent, se cachent ou refusent de s’alimenter. D’autres, pris de panique, tentent de fuir leur domicile, ce qui explique la recrudescence des fugues et des accidents de la voie publique à cette période. Dans les cas les plus graves, le stress peut provoquer des troubles cardiaques, des blessures ou des comportements agressifs inhabituels.
La prévention reste le meilleur moyen de protéger les animaux. Il est fortement recommandé d’anticiper les nuisances en rentrant les animaux avant la tombée de la nuit et en leur aménageant un espace sécurisé, calme et familier comme leur cage de transport. Fermer portes et fenêtres, réduire les stimulations extérieures et rester à proximité peut également les rassurer. En revanche, laisser un animal attaché à l’extérieur est une erreur fréquente aux conséquences parfois dramatiques : sous l’effet de la peur, il peut se blesser ou se libérer et s’enfuir.
Au-delà des gestes individuels, la question des nuisances sonores interroge la responsabilité collective. Respecter la réglementation et adopter des formes de célébration moins bruyantes permettrait de concilier festivités et respect du vivant. Les fêtes de fin d’année devraient être un moment de partage et de bienveillance, y compris envers ceux qui n’ont pas la capacité de se protéger eux-mêmes.
Préserver le bien-être animal, c’est aussi faire preuve de civisme et d’empathie. Une fête réussie est une fête qui n’engendre ni peur ni souffrance.




